‘‘Je ne dois pas aimer ma souffrance parce qu’elle est utile, mais parce qu’elle est.’’

Simone Veil

La souffrance

Je fais partie de ceux qui pensent que la souffrance ignorée se diffuse comme un poison, sans bruit, sans éclat, et que peu à peu ce poison occupe chaque cellule de notre être, sans que nous n’y prenions garde, et un jour, il crée des désordres dans notre organisme et dans notre vie.

Bien sûr, parler de sa souffrance n’est pas chose facile, il arrive même que nous ne la voyons pas, et pourtant elle est là, tapis dans l’ombre, créant cette confusion inaudible qui pèse sur nous. Il revient à chacun de nous de chercher le sens de sa souffrance et de l’éclairer. Pour que cette souffrance devienne connue et qu’ainsi nous puissions l’apprivoiser et vivre avec.

À propos du deuil 

Vivre et apprivoiser un traumatisme est un chemin qui demande du temps, beaucoup d’amour, de la patience, de la douceur, de la compassion, de la gratitude et beaucoup de sincérité. Sincérité face à l’impermanence de la vie et à ce qu’elle nous enseigne.

La mort n’enlève pas l’amour, elle ôte le corps physique; l’amour lui, demeure.

La mort comme une fin mais aussi un début. Apprendre à accepter cette absence présence, pour vivre la mort comme une ouverture vers un ailleurs.

“On ne connait que les choses que l’on apprivoise”

Antoine de SAINT EXPUPÉRY

La seule façon de se libérer du destin est en fait d’affronter ce dernier, mais pas frontalement, simplement en vivant.’’

Lukas Seixo-Becker

« Pour comprendre la souffrance, il va de soi qu’il faut l’aimer. C’est-à-dire, être en communion directe avec elle(...) vous devez l’aborder sans objection, sans préjugé, sans condamnation ni répulsion : vous devez la regarder. Si je veux vous comprendre, je ne dois avoir aucun préjugé à votre égard. Je dois être capable de vous considérer en faisant abstraction des barrières, des écrans que constituent mes préjugés et mes conditionnements. Je dois être en communion avec vous, autrement dit, je dois vous aimer. De même, si je veux comprendre la souffrance, je dois l’aimer, communier avec elle. »

KRISHNAMURTI, De l’amour et de la solitude

  • ‘‘ La souffrance est l’unique cause de la conscience’’

    DOSTOIEVSKI, Des larmes et des saints

  • ''Les souffrances familiales, comme les anneaux d'une chaîne, se répètent de génération en génération jusqu'à ce qu'un descendant, en prenne conscience et transforme sa malédiction en bénédiction''

    Alejandro Jodorowsky

Ce qu’ici,nu

Ce qu’ici,nu

“Ce qu’ici, nu,”est le livre que j’ai écris à la suite de la mort de mon fils adoré, Lukas Seixo-Becker. Il est le témoin de ce chemin que j’ai dû alors emprunter entre espoir et désespoir, ombre et lumière, avec l’amour pour horizon.